02Dec

"Faites bon accueil à celui qui est faible dans la foi, sans discuter des opinions." (Romains 14, 1)

Dans la chrétienté, un bon nombre d'enfants de Dieu passe vainement son temps à discuter des opinions de ses frères et soeurs dans le Seigneur. Nous devons faire preuve de patience envers ceux qui ne sont pas encore parvenu au même niveau de connaissances que nous. Tous nous grandissons, croissons spirituellement à un rythme particulier selon la grâce du Seigneur. La connaissance de la Parole, non par l'intellect mais dans les profondeurs de l'Esprit, voici ce qui contribue à l'édification de notre esprit et de notre foi. Pour accéder à cette dimension de révélations, il y a un prix à payer : le temps et l'attachement à Christ. Plus tu passes de temps dans la méditation des écritures, plus le Saint Esprit t'en révèle, si le Seigneur veut, les mystères et réalités cachés.

On peut constater beaucoup de discussions clivantes autour des écritures car beaucoup s'arrête à la seule compréhension intellectuelle, source d'interprétations et de conceptions. Beaucoup raisonne ou discute la Parole, au lieu de la laisser pénétrer en leur esprit afin d'y devenir vivante. La diversité des opinions ou courants doctrinaires trouve son origine dans les facultés cognitives, par essence limitées, de compréhension. 

Un chrétien est un croyant convaincu par l'Esprit qui rend la parole écrite lumineuse. Seul le Saint Esprit permet à la parole logos (écrite) de devenir rhema (révélation) dans notre esprit. 

La Parole dans sa pureté et son authenticité doit être le ciment fédérateur et unificateur des enfants de Dieu. Ce qui importe n'est pas tant ce que nous pensons de la Parole mais plutôt ce que la Parole dit à nos pensées pour les renouveler.

"Que chacun soit convaincu dans sa propre pensée." (Romains 14, 5)

Soyons patients bien aimés et supportons ceux qui désirent grandir. Au lieu de pointer incessamment ce que nous considérons comme erroné de façon péremptoire, conduisons les plutôt à sonder spirituellement les écritures pour leur permettre ainsi de progresser, de s'épanouir. 

Apôtre Raphaël LAUNOIS

Ministère International Amour et Compassion - MIAC

Mel : ministere.int.amour.compassion@gmail.com

En savoir plus  
23Nov

En lisant divers commentaires, je constate avec regrets que divers camps semblent s'affronter au sujet de la prospérité ou de l'évangile dit de la prospérité. 

Le verbe prospérer signifie grandir, croître, se développer, s'épanouir, étendre ses limites, réussir. 

La prospérité est la volonté de Dieu à notre égard. Quel père, remplit d'amour pour son enfant, n'aimerait-il pas le voir réussir dans la vie en réussissant sa vie? Quel jardinier n'aimerait-il pas voir la semence qu'il a mis en terre produire une récolte abondante?

La prospérité biblique s'étend à tous les domaines qui impactent notre existence : spirituelle, intellectuelle, relationnelle, sanitaire, professionnelle, matérielle, financière, etc...

J'entends les critiques car le terme de prospérité est trop souvent réduit et appliqué à la seule sphère matérielle ou financière et j'en conviens ce peut être une erreur. 

Il n'y a pas d'évangile de la prospérité : il y a le seul Evangile de Jésus Christ qui nous parle entre autre et également de la prospérité. 

"Maintenant, mon fils que l'Eternel soit avec toi, afin que tu aies du succès (que tu prospères) et que tu bâtisses la maison de l'Eternel, ton Dieu, comme il l'a déclaré à ton égard" (1 Chroniques 22,11) Il s'agit ici de prospérité intellectuelle engendrant la prospérité matérielle. 

"Bien aimé, je souhaites que tu prospères à tous égards et que tu sois en bonne santé, comme prospère ton âme" (3 Jean 1,2) Ce que nous pensons et croyons est ce qui se réalise lorsque nous le proclamons ou confessons. Lorsque nos pensées sont renouvelées par la Parole et que notre connaissance de cette dernière s'amplifie, grandit alors notre foi grandit aussi. Une foi croissante amènera indéniablement de la prospérité dans les domaines qui nous affectent. Exemple : plus tu lis et t'imprègnes de ce que dit la Parole au sujet de la guérison divine, plus tu deviens convaincu en ton esprit d'abord et dans tes pensées ensuite que Christ peut guérir sans limites et peux te guérir. 

"Tu jouis alors du travail de tes mains, tu es heureux, tu prospères" (Psaume 128,2) La prospérité matérielle ou financière qui résultera des efforts fournis par un travail honnête pourra impacter positivement d'autres domaines de ta vie qui prospéreront à leur tour. 

D'autres versets de la Parole nous parle de prospérité. Selon les traductions, le terme ou l'expression usité sera synonyme du mot prospérité : 

- Amos 6,2

- Jérémie 22,30

- Psaume 72,7- 

Jérémie 25,37

En conclusion, selon moi, parce que l'on ne peut édulcorer la Parole de notre Seigneur, il est un juste et nécessaire équilibre à trouver. 

Ne parler que de prospérité (réduite à son acception financière, matérielle) pourrait faire naître dans le cœur ou les pensées de certains un trop fort attachement aux choses matérielles, périssables, aux seules bénédictions divines d'ordre financier au lieu de faire naître un attachement toujours plus fort au Seigneur qui en est l'auteur. 

Ne pas parler de prospérité du tout pourrait engendrer une vie austère, limitée, appauvrie et laisser ainsi le diable victorieux dans ses tentatives de destruction au travers de forteresses de raisonnement étriquant la vision que nous avons de l'amour illimité, inconditionnel de Dieu et de sa volonté à notre égard. 

Soyez bénis et rappelez vous surtout que seul l'amour vous rendra véritablement heureux et vous fera prospérer.

Pasteur Raphaël LAUNOIS

Ministère International Amour et Compassion - MIAC

Mel : ministere.int.amour.compassion@gmail.com

En savoir plus  
21Nov

"Car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu" (Romains 8, 14)

Un enfant a besoin de son Père pour grandir et parvenir à maturité. Un fils, devenu autonome, cherche à faire la volonté du Père. Le connaissant, il cherche même, par initiatives, à devancer ses attentes. 

Tous ceux qui sont enfants de Dieu ne sont pas encore parvenu à la stature du fils. En effet, le chemin est parfois long, en fonction de nos caractères, de notre histoire, de nos certitudes, pour que l'enfant que nous sommes devienne adulte.

Ce que nous vivons sur terre n'est qu'un pâle reflet des réalités célestes. Considérez un enfant ici bas. De sa naissance jusqu'à l'âge de 5 ou 6 ans, il a besoin d'apprendre à marcher, à manger de façon diversifiée, à être propre pour commencer à être autonome dans les gestes de la vie quotidienne. L'entourage et la disponibilité de ses parents est alors primordial pour son développement. Ce que ses parents lui donneront comme nourriture, les postures qu'ils adopteront, les propos qu'ils prononceront, l'exemple qu'ils lui donneront seront déterminants, comme éléments fondamentaux, pour la poursuite de sa croissance. 

De l'âge de 5 ou 6 ans jusqu'à l'adolescence, le cadre quotidien dans lequel il évolue étant mis en place et lui servant de repères sécurisants, ses facultés cognitives vont commencer à se développer par l'apprentissage ; son esprit va commencer à s'ouvrir aux autres, au monde extérieur ; sa conscience et son libre arbitre vont progressivement se mettre en place. Là entrent en compte les lignes directrices et les valeurs que ses parents vont lui transmettre pour que sa  marche devienne assurée. 

De l'adolescence jusqu'à l'âge adulte, outre les transformations corporelles, physiques, son sens critique, son discernement, sa faculté de jugement aidant à la prise de décision, une forme de curiosité intellectuelle vont progressivement lui servir de guide. Là entrent en compte la boussole réflexive, le retour d'expérience de ce qu'ont vécu ses parents afin de l'orienter, de l'éclairer et surtout lui éviter certains écueils. 

Une fois adulte, l'enfant quitte son environnement familial afin de se réaliser dans un environnement différent et commencer à marcher dans sa destinée. Le cordon ombilical qui le reliait à la matrice parental se distend afin de finir par périr. Les parents seront toujours là à veiller mais l'enfant qui n'est plus un enfant vivra ses propres expériences, fera face à ses propres choix, assumera la responsabilité et les conséquences de ses actes, des décisions qu'il aura prise. 

Ainsi, en quelque sorte, en est il du développement et de la croissance spirituelle d'un enfant de Dieu. 

A la nouvelle naissance, il a besoin d'une bonne nourriture, celle de la Parole pour l'édification de son esprit ; d'un exemple harmonieux, fraternel, rempli d'amour sur lequel son caractère commencera à être modelé. 

Entre sa nouvelle naissance et l'acquisition d'une certaine maturité spirituelle, son intelligence, son discernement, sa mentalité, la prise de conscience de son identité  vont être façonnés au travers des épreuves auxquelles il sera confronté et des expériences qu'il vivra et qui lui serviront de témoignage. A cette étape, interviennent la formation, l'éducation qui ne sont plus fondamentales mais d'un niveau supérieur pour faire de l'enfant de Dieu un fils de Dieu, autrement dit un disciple de Christ. 

Une fois parvenu à ce stade, il est prêt à être envoyé en mission afin de faire la volonté de son Père qu'il aura non seulement comprise spirituellement mais aura accepté joyeusement. Les mentors auprès desquels il aura été formé spirituellement s'effaceront pour laisser désormais la seule place au Saint Esprit comme conducteur essentiel. Ils ne seront pas loin car ils continueront de veiller mais ne s'immisceront plus, n'interviendront plus pour que l'enfant devenu fils se réalise pleinement et marche selon les bienveillants desseins du Père à son égard.

Vous à qui Dieu a fait cette grâce d'être mentor, laissez partir l'enfant devenu fils afin qu'il puisse se réaliser et s'accomplir. Ne le retenez pas au risque de l'étouffer même sans le vouloir. Il n'est pas votre propriété. Vous êtes comme tous parents au sens humain du terme, des tuteurs permettant au bébé de devenir un adulte mature et responsable, mais sa vie ne vous appartient pas, elle appartient à Dieu seul. Seul Dieu, par Christ, est l'alpha et l'oméga de son existence spirituelle. Certains fils échouent malheureusement parce que les pères les ont étouffés par une certaine emprise qui devait prendre fin.

Apôtre Raphaël Launois

Ministère International Amour et Compassion - MIAC

Mel : ministere.int.amour.compassion@gmail.com


En savoir plus